Forum d'aide aux victimes de harcèlement scolaire


    Témoignage de Stan

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    Stani
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    Témoignage de Stan

    Message  Stani le Jeu 22 Aoû - 22:02

    Voici mon témoignage concernant mon harcèlement :

    Mon témoignage étant un peu long je me suis permis de le copié depuis la page du harcèlement ou j'ai témoigné dernièrement :

    Bonjour, je m'appelle Stanislas, j'ai 18 ans et j'ai moi même été victime d'harcèlement scolaire. Cependant, celui-ci à détruit pour l'instant toute ma vie et j'aimerai vous raconter mon histoire.

    Tout a vraiment commencé au collège. En faite, il faut savoir que j'ai toujours eu d'énorme problèmes familiaux. Mon père s'est marié avec une femme manipulatrice qui me maltraitait étant jeune et elle n'hésitait pas à le faire devant mes grands parents ou les amis de mon père. Cependant, mon père n'a jamais rien voulu entendre et s'est
    mis tout le monde à dos uniquement pour rester avec elle. A l'âge de 12 ans j'ai décidé de partir car je ne supportais plus ce qu'elle me faisait endurer. Mon père a signé un papier se délaissant de ma garde et depuis nous sommes en froid et nos relations sont extrêmement mauvaise.

    A partir de se moment la, j'ai perdu entièrement confiance en moi et j'ai commencé à jongler de psychologue à psychiatre. J'ai commencé à devenir ce que les gens appellent un "Geek" des jeux vidéos. J'étais devenu quelqu'un de faible et l'école ou j'étais (une école privée indépendante) à commencer à prendre les racailles des
    banlieues qui étaient virées de toutes les autres écoles à cause de leurs comportements inadmissibles.

    J'étais quelqu'un qui bossait un minimum, mais qui était dans les premiers de la classe. J'ai commencé alors a être victime de moqueries de la part de mes collègues de classes. Des choses du genre "Alors comment ça va autiste ?" ou "T'as pas d'amis, tu veux du pain ?". Au début, ce genre de choses me blessaient peu. J'ignorais ce
    qu'ils disaient même si c'était dur. Mais à force de les ignorer ça a empiré. Un jour, j'étais sur le banc et je révisais une de mes leçons pour un contrôle et 2 mecs jouaient au foot à coté (Il faut savoir que j'étais dans un collège non mixte, il n'y avait que des garçons). L'un tire et l'autre l'arrête, puis le ballon arrive à mes pieds. Les 2 personnes (qui étaient dans ma classe) me demandent le ballon. Qu'est ce que je fais ? Je le passe au premier qui me demande ! Sauf que l'autre est arrivé en courant et ma filé un énorme coup de pieds dans le talon. J'ai porté un plâtre pendant 2 mois à cause de cela. Il faut aussi savoir que ma mère n'a jamais pris au sérieux le fait que je sois harcelé à l'école. J'ai marché 2 semaines sur mon talon avant qu'elle se rende compte qu'il y avait un problème !

    Enfin bref, le collège n'est pas la partie la plus importante de ma décadence. Toute mes véritables problèmes ont commencé au lycée :

    Je suis tout d'abord allé dans un lycée privée je préfère taire le nom des écoles pour éviter tous problèmes).

    Je suis arrivé dans une classe Seconde général. Au départ, tout ce passé plus ou moins bien mais ça a très vite dégénéré. Comme je l'ai dis plus haut, je suis quelqu'un
    de très coincé et je joue beaucoup aux jeux vidéos. Et le gens s'en sont rendu compte et j'ai commencé à être sujet aux moqueries par les autres élèves. Au bout d'un moment je n'en pouvais plus et j'ai tenté de mettre fin à mes jours en avalant une poignée de médicament (Lexomil). Je les avais pris le matin vers 4h30/5h et je pensais qu'ils feraient effet avant de partir de la maison. Sauf que rien ne s'est passé et ma mère m'a envoyé en cours normalement. Sauf qu'a 9h en plein cour de sport, les médicaments ont commencé à faire effet et je me suis retrouvé en train d'halluciner et de faire un malaise devant absolument toute ma classe. Les secours sont venus
    et m'ont emmené à l'hôpital médico-psychologique pour adolescent ou j'y ai passé quelques semaines.
    Sauf qu'a mon retour en cour c'était l'HORREUR. J'ai commencé à être victime d'harcèlement sur les réseaux sociaux telles que Facebook ou des photos de moi du cours de sport avec des remarques telles que "regardez, l'autiste fait une crise" ou des statues sur mon mur du genre " t'es pas mort, c'est dommage". J'ai du me désinscrire
    de tous les réseaux sociaux car ils ne s'arrêtaient pas. A mon retour en classe, j'étais sujet à encore plus de moqueries et les gens ont commencé à m'humilier devant tout le monde. Je n'osais plus allé en cour et quand j'ai su que je devais continuer ma première avec eux j'ai demandé à redoublé pour éviter de subir plus...

    Mais ma deuxième seconde était exactement la même que la première. J'étais toujours seul dans mon coin sans avoir d'amis. Les gens se moquaient de moi parce que j'étais faible et que je ne me défendais jamais... J'ai tenté 1 tentative de suicides de plus qui s'est elle aussi soldé par un échec et qui m'a emmené quelques jours de plus à la clinique médico-psychologique pour adolescent. Au bout de quelque mois, j'ai décidé de changer de lycée et de partir dans un public en section STL (Science technique de laboratoire). Je voulais faire médecine, et cette école était la seule qui proposait cette section très bien adapté au métier que je voulais faire.

    Avant de poursuivre, je souhaite préciser 2 ou 3 choses. L'école ou je suis allé, était une école de banlieue, avec 90% de racailles.

    Lorsque je suis arrivé la bas, ça a direct été le bordel ! Venant d'une école privée les gens ont commencé à me prendre pour un bourgeois alors que je n'ai pas du tout d'argent. J'ai commencé directement à me faire racketer par les autres élèves à la sortie du lycée. J'étais sujet au bizutage, on me poussais dans les escaliers, les élèves m'écrasaient leurs cigarettes sur le bras j'en ai encore des marques...

    Sauf qu'un jour, à force de subir tout ça j'ai craqué et j'en ai frappé un. Cela a été la chose la plus idiote que j'ai pu faire... Cette personne a commencé à me regarder de travers et j'ai commencé à me faire tabasser tous les soirs dans la ruelle qui longeait mon lycée. J'avais beau en parler à ma mère, mais elle ne m'écoutait pas. Le CPE ou le proviseur c'était quelque chose du genre "on s'en occupe" mais ils n'ont jamais rien fait. Et je n'ai jamais osé porté plainte auprès de la police de peur de ce qu'il pouvait se passer ensuite... Cela a duré 1 mois avant que je disjoncte et que je pète un câble chez moi. Ma mère a du m'hospitaliser à un hôpital adapté (les sophoras) ou j'y ai passé 3 semaines, gavé d'anti-dépresseur. PERSONNE n'a pris de mes nouvelles dans la classe !
    Une fois sortie, je devais retourner au lycée mais j'ai recommencé à me faire tabasser. Au bout d'un moment je n'y allais plus, je séchais et j'ai du supplié ma mère de vouloir m'enlever car je ne pouvais plus endurer ce qu'ils me faisaient.

    Voyant que toutes les écoles ou j'allais m'attiraient des problèmes, j'ai essayé de prendre des cours à domicile. Mais pour cela, le directeur devait faire un papier au CNED. Mais celui-ci à pris du retard et j'ai reçu mes cours avec trop de retard pour pouvoir rattraper et à 200€ l'année. Je n'ai pas les moyens de continuer...

    Aujourd'hui je n'ai absolument plus rien. Je n'ai AUCUN ami, aucun diplôme (sauf le brevet) et aucun avenir. Je n'ai simplement que mes jeux vidéos pour me consoler de la vie minable que je mène à cause des gens qui m'ont détruit. Je n'ai plus aucune motivation, je voulais faire médecine et je me retrouve à devoir choisir une formation qui ne me plait pas... A cause de ce que j'ai vécu j'ai aujourd'hui peur de tout... Je n'ose plus sortir de chez moi, j'ai peur des gens et de ce qu'ils peuvent penser. Je n'ai aucun ami pour m'aider ou me consoler et je ne sais pas si les gens se rendent compte à quel point c'est dur de n'avoir rien n'y personne de confiance avec qui passer du bon temps ou se confier.

    Je ne garde pas que les traces mentales de ce que j'avance, mais aussi des traces physiques. J'ai des beaucoup de cicatrices par rapport à ce que j'ai vécu et physiquement c'est moche...

    Et autre chose, il faut que les parents arrêtent d'envoyer leurs enfants chez des psychologues ou des psychiatres. Ca fait 10 ans que j'en vois un et ça ne m'a jamais aidé. Les psychologues se contentent de vous écouter en vous disant "ok" à chaque fin de phrases et en vous demandant votre chèque à la fin de la séance. Ils ne font
    rien d'autre et n'arrangeront jamais vos problèmes. Seul les parents et les amis le peuvent. Si vos enfants disent qu'ils ont des problèmes. Ecoutez le, avant qu'ils deviennent comme moi. Une personne détruite psychologiquement, seul, avec aucun avenir.

    Je m'excuse pour les fautes d'orthographes, je ne suis pas un monstre dans se domaine.
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    Aragatz
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    Re: Témoignage de Stan

    Message  Aragatz le Sam 24 Aoû - 16:11

    Ces délinquants-là pourrissent souvent à jamais la vie de leurs victimes ! Psychologiquement, socialement, scolairement, professionnellement. Et quand en + le contexte familial des victimes est tout aussi peu réjouissant, il y a de quoi péter les plombs à force !
    Par contre, je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec toi pour ce qui est des psys (psychiatres et psychologues). Il y en a des très compétents et d'autres beaucoup moins, et je pense que tu es tombé sur la 2ème catégorie, d'où ta déception...
    Quoi que moi-même je suis suivie depuis des années par divers psys, une véritable valse du fait des mutations, ou que le courant ne passait pas (pour ma part je n'aime pas les psys "silencieux", qui écoutent sans mot dire en hochant la tête et donnent des médicaments qui ne font que traiter les symptômes et pas le mal en lui-même, car au bout de 6 ou 7 séances, passée l'impression de soulagement d'avoir vidé son sac, on finit par se rendre compte qu'on n'avance pas. Ceci dit, il y a des personnes à qui ça convient !) ou mon départ en Vendée... Je suis toujours en suivi !
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    Re: Témoignage de Stan

    Message  Stani le Dim 25 Aoû - 2:18

    Merci d'avoir répondu.

    J'ai vu beaucoup de psy. Et il est vrai que la plupart était des psy silencieux qui ne parlaient jamais et qui étaient uniquement la pour écouter ce que j'avais à dire. Le problème, c'est que même si on se libère d'un poids. Nos problèmes ne s'arrangent pas, et on fini par retomber dans un cercle dépressif.

    Mon dernier psychiatre le Dr Jean Santonja était lui par contre un excellent psychiatre qui a lui par contre essayé de m'aider pour résoudre mes problèmes.

    Il a essayé de contacter des associations, il a essayé de mettre en route le CNED pour que je puisse faire mes études (sauf que ça c'est soldé par un échec à cause du lycée ou j'étais). Enfin il me donnait pas mal de conseils c'était vraiment un bon psychiatre que l'hôpital ou j'ai séjourné nous a conseillé.

    Mais j'ai eu beaucoup de problèmes de familles entre temps avec mon père et ma mère et je ne suis plus aller le voir... Et avoir un RDV avec ce genre de personnes est très dur car la liste d'attente est grande.

    Je sais que certains psychiatre sont bien et d'autres moins bien. D'ailleurs, j'en parlais avec la fondatrice du blog "La petite prune masquée" que je crois que vous connaissez. Beaucoup de psychiatres, n'ont pas choisi se métier. En médecine, si on a pas les meilleurs notes. On ne nous laisse pas trop le choix sur notre spécialisation. Et c'est vrai que pour une personne qui par exemple voulait faire neurologie, se retrouver en psychiatrie ça ne doit pas être motivant et ça doit beaucoup jouer sur son niveau de travail.

    Au niveau de la psychologie, c'est plus ou moins pareils. Il est vrai que pratiquement tous les psychologues que j'ai rencontré était mauvais. C'est surement pour ça que j'ai quelques réticences avec eux... Mais il en existe des biens, mais il faut les trouver et c'est très compliqué...
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    Aragatz
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    Re: Témoignage de Stan

    Message  Aragatz le Dim 25 Aoû - 7:20

    Merci, je connais la Petite Prune Masquée moi aussi ! Le 1er pédopsychiatre que j'avais vu était très bien, malheureusement 3 ans + tard, il était muté... Et mon psychiatre actuel est très bien aussi, mais étant très demandé et surbooké, je ne peux le voir que tous les 4 ou 5 mois. Détail curieux : ils ont le même nom ! (mais ils ne sont pas de la même famille !).
    Comme je n'ai pas beaucoup de sous (mon mari étant le seul à travailler et gagnant peu) je consulte en CMP (Centre Médico-Psychologique), rattaché à l'hôpital local, et dont les consultations sont gratuites. Je vois donc ce psychiatre, une psychologue (tous les mois) et une infirmière psychiatrique (tous les mois aussi)

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    Re: Témoignage de Stan

    Message  nevali le Mar 17 Juin - 8:19

    Bonjour Stani,
    Je suis vraiment désolée de voir ton témoignage que maintenant. Il est très très touchant. Chaque témoignage est une flamme de plus. Je suis vraiment désolée de ce que tu as du vivre mais surtout de ce que tu continues de vivre. Je comprends que tu n'es plus gout à la vie. Mais tu peux faire des rencontres exceptionnelles et dans ce cas tu verras que la vie peut être vraiment cool.
    Pour les psy, c'est en général bien d'aller en voir mais faut trouver celui qui nous correspond et il faut surtout envie d'aller en voir un sinon ça ne srrt à rien. Peut être qu'avec le temps tu souhaiteras y retourner et que tu trouveras le bon.
    Tu en es ou aujourd'hui? Un an après comment tu vas? J'espère que l'on pourra échanger je n'ai que peu d'amis aussi et je comprends la déception de ton avenir. Tu aurais voulu faire quoi comme spécialité en fac de médecine? Bon courage et si tu as besoin de parler n'hesites pas

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    Re: Témoignage de Stan

    Message  nevali le Mar 17 Juin - 8:21

    Moi je me rends compte à quel point c'est dure de n'avoir personne et de se sentir seule. Je sais aussi que la Phobie sociale c'est très dure à vivre et que personne comprend. Bon courage

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    Re: Témoignage de Stan

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